Après une longue hésitation, des amis m’ont convaincu de publier mes carnets de voyage. C’est donc ici qu’ils prendront place, au moins ce blog servira à quelque chose ! Ces carnets sont issus des notes que je prends presque quotidiennement en voyage (souvent dans les transports) et relatent les expériences heureuses ou malheureuses, les moments partagés avec les rencontres de passages, les visites etc. C’est ainsi l’occasion pour vous de découvrir ce qui se cache derrière les beaux clichés que je peux ramener. La réalité est souvent plus dure ! Je m’attarde souvent à décrire et raconter l’histoire des lieux et villes que je traverse ainsi que la personnalité des personnes que je rencontre et la vie quotidienne du backpacker.

Que ces récits servent d'expériences à tous les voyageurs itinérants comme moi qui aiment parcourir le monde.

16.6.08

Le Cap Cod : les enjeux d'un parc national périurbain

D'après l'article de Claire Leduc parut dans l'Information géographique n°4, 2005 : Entre devoir de préserver et droits d'user, compromis territorial sur la côte mégalopolitaine.


Loin des vastes étendues sauvages et peu habités des grands parcs nationaux de l'Ouest Américain, de nouveaux espaces de préservations ont vu le jour dans les années 60 mais soumis à des contraintes très particulières car ces parcs sont pour la plupart des littoraux très urbanisés de la côte mégalopolitaine. C'est en particulier le cas du Cap Cod, cette longue péninsule au Sud de Boston maintenant protégé par le Littoral National (LN). Comment la préservation du parc naturel du Cap Cod, espace soumis à une forte pression humaine, peut-elle répondre aux enjeux de préservation et d'aménagement des multiples acteurs impliqués ?


Tout d'abord quel est le contexte de création du parc et son but ?
Le Cap Cod est une longue flèche sableuse qui s'enfonce d'une cinquantaine de kilomètre dans la mer modelé par le vent et les courants ce qui en fait un milieu mouvant et fragile. C'est également un espace fortement urbanisé où s'imbrique de façon complexe des propriétés privées bâties, des infrastructures et des espaces naturels (dunes, forêts, marais). Devant le développement exponantiel de construction résidentiel ces parcs nationaux seront d'abord des freins à l'urbanisation, en 1955 près de 85% du cap était privatisé ! Le Cap Cod va être attribué de 3 valeurs patrimoniales :

- une valeur naturelle pour la richesse de faune et de sa flore
- une valeur historique, le cap est un des lieux les plus anciennement colonisé par les migrants européens
- une valeur paysagère, lieu de ressource et de récréation pour les citadins.
Le parc est donc à l'intersection de considérations naturelles, humaines et sociales qu'il faudra tenir en compte dans son mode de gestion.


La gestion du parc va s'avérer complexe à cause des conflits d'intérêts entre les divers acteurs.
L'acquisation des terres (55% des terres convoitées étaient privées) résultera d'un consensus entre les intérêts privés, les communes et le gouvernement fédéral. Le cadre législatif avec l'élaboration d'un plan d'occupation des sols rigoureux va permettre l'extension du parc et de limiter les usages sur le cap notamment en gelant le processus de périurbanisation.
Cependant la mise en place du parc va accroître la pression foncière en raison d'aménagements de plus en plus contrôllés. La population du Cap Cod a doublé en 40ans sur une surface réduite de moitiée ! Le parc stérilise le développement des communes souvent confrontées à l'exiguité des surfaces aménageables. Cette mauvaise prise en compte de la donnée humaine aboutit à terme a de réelles menaces sur l'avenir du parc :
- les aménagements susceptibles de freiner la forte érosion littorale sont refusés car contraire aux dynamiques naturelles.
- la rénovation des infrastructures élémentaires à la vie des habitants est limitée par le plan de gestion du parc, ainsi des pollutions des puits d'alimentations en eau potable ont été détectées à cause de leur proximité avec des systèmes sceptiques mal entretenus.
- le problème de la pollution atmosphérique est également récurrant à cause du voisinage d'une mégalopole de plusieurs millions d'habitants.


Enfin comment allier préservation et fréquentation touristique ?
La mise en valeur d'un site provoque inévitablement l'accroissement de sa fréquentation et souvent sa dégradation. Le Littoral National du Cap Cod accueille de 4 à 4,5 millions de visiteurs par an, presque autant que les grands parcs de l'ouest américains beaucoup plus étendus. Le parc doit donc canaliser un grand nombre de visiteurs et aménager des infrastructures en conséquences. Un golf, un camping, des milliers de places de parking, des voies de communications et bien d'autres infrastructures constituent alors des attributs dont la préservation aurait pu se passer...
La spécificité de ce parc national de proximité à également permit une gestion spécifique, différente des autres parcs nationaux. La prise en compte des pratiques locales a incité à conserver certaines activités, la chasse notamment. Les lobbies de protection de la nature ont alors relevé l'ambiguité du parc de "préserver le Cap Cod en l'état". Le conflit s'instaure entre la volonté de protection de l'environnement et le besoin de garder des pratiques héritées. Les nouvelles pratiques touristiques menacent également l'environnement par des activités dégradantes comme le jet-ski ou le tout-terrain sur les dunes qui n'ont plus aucun lien avec les traditions locales.
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Ces parcs nationaux ont des enjeux spécifiques du car ils sont soumis à une forte pression humaine. L'enjeu de leur gestion doit donc prendre en compte les environnementaux, sociaux et économiques. La multiplicité des acteurs fait naitre des conflits d'usage qui remettent en cause le rôle du Littoral National. Ce type de préservation souligne les difficultés toujours plus grandes de protection de la nature face à des groupes de pression puissants et des contraintes budgétaires qui limite l'action des parcs. Les entreprises de protection de la nature relèvent d'initiatives nationales et ont été largement développés dans les pays du Nord. Mais ces actions sont de plus en plus développées dans les pays du Sud.
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Le Cap Cod : une préservation complexe entre espace naturel et espace résidentiel

2.6.08

Escale en Bavière

Une petite escale en Allemagne va nous faire découvrir ce beau pays relativement peu visité par les français : trop froid, peu d'attrait majeur, une langue dure et gutturale ?
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Des collines et montagnes boisées où se cachent de somptueux châteaux extravagants et des lacs couleurs émeraudes, des villes remarquables à l'architecture baroque et aux influences italiennes héritières des richesses de leur passé : et oui bienvenue en Bavière le plus grand et le plus beau des Länder allemands.


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L'Hôtel de ville et la tour Perlach

Notre voyage commence par l'une des plus vieilles villes d'Allemagne, Augsburg, fondée un peu avant l'ère chrétienne. Cette modeste ville de 260 000 habitants aujourd'hui, capitale de la Souabe, comptait parmi les plus importantes d'Allemagne durant le Renaissance. La cité bavaroise était un important carrefour de communication sur la route du sel entre la mer du Nord et l'Europe centrale et qui passait par Salzburg (Salz = Sel). La ville c'est donc enrichie grâce au commerce et à l'industrie textile au 15ème siècle mais son rôle le plus important sera celui de centre des finances de l'empire des Habsbourg. Jacques FUGGER (1459-1525), banquier de l'empire, sera l'homme le plus riche de la planète en son temps et va contribuer fortement au développement d'Augsbourg qui va connaître une floraison d'artistes et d'humanistes.

La réalisation la plus remarquable de Fugger est la création de la plus ancienne cité sociale du monde : le Fuggerei un centre pour abriter les habitants les plus nécessiteux. 66 maisons et une église ceintent d'un mur et de 4 portes qui constituent une ville dans la ville. Et le fonctionnement n'a pas changé depuis sa création en 1519. Chaque citoyen doit s'acquitter d'un loyer de 1 florin rhénan (0,88€) chaque année, l'obligation morale de prier 3 fois par jour et rentrer dans la cité avant la fermeture des portes à 18h !

une rue du Fuggerei


L'architecture flamboyante est aussi une marque de la richesse de la ville. Le baroque et les influences italiennes donnent une note très colorée aux façades des maisons. Augsburg est également une ville d'art et le lieu de naissance du père de Mozart : Leopold Mozart. Le jeune prodige passera une audition à l'école de musique de la ville mais ne sera pas retenue, la ville le regrettera quelques temps plus tard quand l'artiste fera ses débuts en Autriche. Pour consoler la cité bavaroise, Salzburg offrira 4 carillons des airs de Mozart à Augsbourg, des carillons que l'on peut entendre 4 fois par jour de la tour Perlach.

Les églises St Ulrich und Afra (St Ullrich, la grande église catholique à l'arrière-plan et Afra la petite église protestante au centre) rapelle que la Bavière est partagée entre catholiques et protestants mais l'influence des souverains de Bavière catholiques fut toujours prédominante.

Localisation d’Augsburg

1.6.08

München, paradis vert en Bavière

La Bavière rayonne avant tout grâce à Munich, une ville dominée par la dynastie des Wittelsbach de 1180 à 1918. L'installation d'un pont douanier sur l'Isar (la rivière qui traverse Munich et se jette dans le Danube) sur la route du sel sera à l'origine du développement d'une ville établi près d'un monastère d'où le nom de Munich (moine = Mönche en allemand).




Mais si on s'intéresse particulièrement à la capitale de la Bavière c'est grâce à sa très enviable qualité de vie pour une ville dépassant le million d'habitant ! Et pas seulement parce que c'est la ville la plus dynamique d'Allemagne, ici le chômage est quasi absent et les prix des loyers les plus chers du pays contrairement à toutes les autres villes.

Imaginez la ville parfaite où un maximum de place serait fait aux piétons et où les transports en communs permettraient de se rendre autant dans les principaux lieux de vie qu'au bord des lacs et des forêts entourant la ville. Mais une cité qui ne ressemblerai pas à une ville-nouvelle sans histoire mais à un joyau d'architecture mêlant rococo, baroque, classique avec des façades colorées à l'italienne et le charme des églises à bulbe d'Europe centrale. Des espaces verts couvrant 25% de la commune et l'Isar coulant au milieu où l'ont peu même pratiquer le surf !

Et oui c'est tout cela Munich, et les destructions de la dernière guerre y sont pour quelques choses. Après avoir été à moitiée détruites les urbanistes et aménageurs d'après-guerre ont pensés la ville durable de demain. Les bâtiments anciens ont été entièrement reconstruit ce qui donne un aspect très neuf au centre-ville malgré le style d'architecture.
Münich est également la ville de naissance du National-socialisme où Hitler fortifiera son partie avant de conquérir l'Allemagne. Des lieux célèbres gardent cette mémoire comme la brasserie Hofbräuhaus où Hitler tenait ses premiers meetings et l'Odeonsplatz devant lequel il échoua son putsh en 1923 et se fera arrêter.

Königsplatz

La ville conserve encore des bâtiments à l'architecture hitlérienne à Königsplatz : une place dallée de blanc (disparue) avec des édifices à l'architecture néoclassique stricte et sans fantaisie, une impression froide d'ordre et d'autorité. Ces bâtiments sont aujourd'hui assez dégradés, peut-être une volonté politique d'effacer l'héritage nazie au fil du temps...


Les Châteaux de Louis II de Bavière


Visite de Munich

3.5.08

Soon in Ireland

The Antrim Coast

Hey all!
Here is the time to introduce you to the area where I'm gonna spend a year for my study. Well, I wish you a good trip in Ulster and on the fabulous Antrim coast. Northern Ireland is particular place where you can find several of the most typically landscapes of Ireland and one of the most impressive geological place on Earth : the amazing Antrim Coast.

Carrick-a-rede Bridge
Irish landscapes are the result of the emersion of caledonian mountain with volcanic eruptions and the action of Ice-field! A major part of central Ireland is covered by moraines who form now a specific moist peat-bog soil (tourbière). All the western and northern coast of Ireland is mountainous and owns the features of the action of the ice-field particulary the Antrim and Sperrin Monts in Ulster. The dizzy Antrim coast is the place where mountains fall straight in the ocean. Huge pink-sand beaches alternate with rocky pile and very high cliffs. Antrim coast is the site of a gorgeous past volcanic activity as well. The Giant Causway is built with 37 000 basalt columns, witness of 2 intensive geological activities of the Island 60 millions years and 2 millions years ago.
But why are the column hexagonal? The reason is mathematical. Indeed hexagonal structures enables to cover a surface of identical cells with the smaller length of border. That's why hexagons appeared when basalt was getting cold!
This site is protected by the UNESCO since 1986 and is the most important sightseeing in Northern Ireland.
The Giant Causway
Tous les sites de la côte d’Antrim

20.4.08

Une activité révélatrice des liens entre la ville et la campagne : les centres équestres de l’espace périurbain de l’agglomération nantaise

La campagne ou l’espace rural est aujourd’hui de moins en moins perçu comme un espace de production agricole. En effet pour près de 70% des français, la campagne évoque les paysages et seulement 9% l’associerait à l’agriculture et au travail agricole. Cela en dit long sur les nouvelles fonctions de l’espace agricole aujourd’hui. Les mutations contemporaines des campagnes en Europe permettent de dresser une typologie de cet espace en 3 profils, selon la DATAR, aux dynamiques très singulières. Il existe tout d’abord les campagnes fragiles touchées par la déprise agricole et démographique, les nouvelles campagnes dynamiques et plus ou moins agricoles et enfin les campagnes des villes. L’espace agricole d’un diamètre de 30 à 40 Km autour de Nantes se retrouve dans ce dernier profil. Cette campagne constitue une sorte de tiers espace (Martin Vanier), c'est-à-dire une limite floue, un espace de transition entre le monde urbain et le monde rural. Les campagnes polarisées par des agglomérations importantes se caractérisent par des activités très spécifiques du fait des populations qui y vivent ainsi qu’une utilisation singulière de l’espace. Traditionnellement lieu de production agricole intensif (maraîchage), les campagnes périurbaines accueillent de nouvelles fonctions notamment résidentielles et récréatives pour la clientèle citadine. Les centres équestres s’inscrivent parfaitement dans ce contexte et constituent une activité de loisir implanté dans un espace rural et qui permet une forme de relation privilégiée entre le citadin et la nature. La notion de paysage et de campagne récréative prend ici tout son sens puisque cette activité repose sur la valorisation de l’espace rural source de bien-être et de loisir en opposition avec les nuisances de la ville. Comment l’implantation des activités de loisir tel que les centres équestres est-il révélateur de la transformation de l’espace rural à proximité des grandes villes ? Nous nous attacherons tout d’abord a étudier le fonctionnement du centre équestre La Gourmette à Sautron afin d’en comprendre les modes d’organisation et son lien avec la ville et la campagne. Puis nous situerons l’histoire de ce centre équestre dans le mouvement plus global de la périurbanisation de la région nantaise ainsi que le développement de cette activité à l’échelle régionale.


II. La dynamique de périurbanisation moteur des transformations des campagnes des villes.

1) La Gourmette : une localisation dictée par la croissance de Nantes
L’ancienneté du centre équestre La Gourmette (1902 !) est un témoignage remarquable de la croissance du fait urbain nantais. En effet la localisation de ce centre équestre n’a pas arrêté d’évoluée durant le 20ème siècle et son implantation fut conditionnée par l’évolution de l’urbanisation de l’espace rural à proximité de la ville.




La création du regroupement de propriétaires et de passionnés de chevaux est un fait résolument urbain. La ville était l’espace de travail et la campagne l’espace de loisir pour les citadins. La première localisation du centre équestre La Gourmette fut un prés à la confluence de la Sèvre et de la Loire à proximité immédiate du pôle urbain nantais par la première ligne de pont. Le site fut alors racheté par la ville de Nantes pour y installer un abattoir puis cet espace accueilli les Nouvelles Cliniques Nantaises. Le centre équestre se déplaça alors au Nord-ouest de l’agglomération, à l’angle actuel du boulevard des Américains et de la rue de la Gourmette mais il fut une nouvelle fois rattrapé par l’urbanisation et le site fut vendu pour la construction d’un séminaire en 1911. Le centre équestre se déplaça donc une troisième fois à Saint-Herblain le long de la vallée de la Chézine puis enfin en 1968 à la sortie de Sautron. La Gourmette c’est donc déplacé et éloigné petit à petit du centre ville de Nantes et toujours par l’achat de terres agricoles à un exploitant.

Ces localisations ont également en partie été déterminées par le rôle-clef des axes de communication. En effet le centre équestre c’est toujours implanté près d’une voie majeure de circulation qui assure une bonne accessibilité au site. Le premier site était à la sortie immédiate de la première ligne de ponts qui traversait la Loire puis l’activité se développa à proximité de la route de Rennes enfin aujourd’hui le centre se situe sur l’axe Nantes-Vannes. Cela traduit donc le rôle déterminant des axes de transport dans le développement des nouvelles activités de loisir en zone rural. Ce sont les premiers espaces à être touché par des transformations.

2) Les mutations d’une campagne en voie de périurbanisation
Sautron qui n’était qu’un simple village dans le milieu du 20ème siècle a eu une croissance spectaculaire dans les années 1960 avec une croissance de la population supérieure à 11,5% entre 1968 et 1975 et qui c’est poursuivit les décennies suivantes. L’espace rural devint donc une campagne résidentielle avec le développement de lotissement. 96% des logements en espace périurbain sont des maisons individuelles ce qui participe aux transformations des paysages et des pratiques d’utilisation du sol. Mais ces nouveaux résidents sont bien souvent des citadins aux demandes et aux attentes bien spécifiques. Les campagnes des villes sont donc des espaces privilégiés pour l’implantation d’activités nouvelles comme des espaces de loisir ou des activités industriels en milieu rural. La ville de Sautron est l’exemple parfait de ces transformations d’usage du sol puisqu’elle accueille ces activités. L’espace périurbain de la ville de Sautron accueil des activités diversifiés de loisir comme un golf, un centre équestre ainsi qu’un parc d’attraction : les Naudières. Ces implantations s’expliquent par les opportunités foncières que l’on trouve en périphérie des grandes villes ainsi que les facilités d’accessibilité, ces activités sont à proximité directes de la route de Vannes (N165). De plus les habitants de Sautron ont un profil socioprofessionnel plutôt aisé avec une grande proportion de cadre et de profession intellectuelles supérieure ce qui élargit la clientèle potentielle. Les communes périphériques à l’entrée des grandes agglomérations se caractérisent également par l’importance des implantations industrialo-commerciales. Les zones d’activités de Tournebride Sud et de Pentecôte se localisent de part et d’autre de la ville le long de l’axe Nantes-Vannes.
La concurrence entre les espaces est donc très fortes dans les communes périurbaines et se fait toujours au dépend de l’activité agricole. Les espaces de loisirs, les implantations industrielles ainsi que les axes de communication prennent de plus en plus de place même si les villes essaient de conserver leurs paysages comme à Sautron avec la préservation de la vallée du Cens.

3) La double localisation des centres équestres à l’échelle régionale


L’espace rurale de loisir nantais est très particulier car il se prolonge à l’ouest avec la proximité du littoral. La région nantaise possède donc une double logique de localisation des activités de loisir et qui est très bien représentée par la répartition des centres équestres à l’échelle départementale. Sont figurés sur la carte les établissements du centre et de l’ouest de la Loire-Atlantique ainsi que du Nord de la Vendée car ils sont en relation directs avec la clientèle citadine de l’agglomération Nantaise. Nous distinguons donc deux pôles de concentration des centres équestres : le pôle périurbain nantais et le littoral particulièrement dans la région de La Baule et sur la côte vendéenne tandis que l’espace rural environnant est mois bien pourvu. Mais ces deux espaces ne répondent pas aux mêmes logiques de localisation. En effet le littoral bénéficie d’une double fréquentation. La clientèle est aussi bien hebdomadaire et composée de Nantais susceptible de posséder des maisons secondaires que saisonnière et estival pour les touristes de passage. C’est pourquoi la concentration sur la côte d’Amour (La Baule) est assez exceptionnelle grâce a la réputation nationale et internationale de ce littoral : 3 centres équestres à La Baule ainsi qu’à Guérande pour un total de 14 établissements dans toute la région nazairienne et littorale. Une grande partie du littorale est soumis à une forte pression humaine et particulièrement immobilière. Des grandes barres hotellières défigurent les paysages côtiers tandis que la construction des maisons secondaires empiète largement sur les espaces agricoles environnants.


L’espace est structuré par les axes de communication : le contournement de Sautron avec la N 165 et la route de Vannes autour desquels s’articulent des activités diversifiées : élevage, maraîchage (les parcelles claires) avec des serristes (en blanc), des activités industrielles et commerciales ainsi que le centre équestre La Gourmette.


conclusion
L’exemple du Centre équestre La Gourmette est révélateur d’une activité implantée en zone rurale mais très liée à la présence d’un pôle urbain. Cette activité est l’initiative de citadins passionnés de chevaux qui travaillent dans l’agglomération nantaise et pratiquent leur passion dans l’espace périurbain qui a ici un but récréatif. Les relations avec la ville et l’espace rural sont donc très particulières. Mais peut-on dire que l’activité équestre est totalement déconnectée du monde agricole ? Non car il y a tout d’abord une dépendance foncière, le centre équestre c’est implanté sur des terres agricoles qu’il a aménagé pour accueillir et pratiquer le cheval. De plus toutes les activités professionnelles liées à l’entretient des animaux ont besoin de denrées alimentaires provenant de productions agricoles. Il ne faut pas non plus oublier la valeur paysagère des campagnes aujourd’hui. La pratique de l’équitation montre l’intérêt des citadins pour l’espace rural et sa préservation. Cependant l’espace rural périurbain est en perpétuelle évolution comme le montre les différentes localisations de la Gourmette. Ce tiers espace est aujourd’hui un espace composite dynamisé par de multiples activités souvent non agricole. Les grands axes de communications sont des lieux privilégiés pour ces activités s’écartent de la ville. D’espace productif, ces campagnes sont de plus en plus des espaces résidentielles. Les campagnes sont donc des lieux de vie attractifs comme l’approuvent 79% des citadins. Reste à savoir si les communes périurbaines sont les vraiment les espaces les plus appropriés pour vivre à la campagne.

16.4.08

10 ans de paix en Irlande du Nord

Un petit bout de terre soumis au climat océanique très prononcé et qui a forgé l’âme des irlandais ainsi que des paysages postglaciaires sombres et dramatiques. Mais malgré le décor enchanteur un conflit secoue toujours ce petit coin de verdure âpre et humide. L’Ulster ou le conflit au combien classique d’un territoire en proie aux intérêts de 2 communautés.
Et on peut se poser la question de la résolution d’un problème qui dure depuis 1171 !



Très bref rappel historique :
Les anglais ont débarqués en Irlande avec Henri II en 1171, l’île sera alors plus ou moins administrée par la couronne britannique jusqu’à l’indépendance de la République en 1921. Mais le peuplement britannique restera sporadique jusqu’au 17ème siècle. La trahison présumée de 2 comtes d’Ulster en 1607 les obligera à s’exiler à Rome. Cette région d’Irlande (qui comprend aussi le Donegal, le Cavan, le Monaghan actuellement en République d'Irlande) sans aucun pouvoir va alors être colonisée par de nombreux Anglais et Ecossais et former une région au peuplement à part dés le 17ème siècle

De nombreux affrontements ont secoués l’histoire du pays en lien avec l’appropriation toujours plus importante de nouvelles terres. A noter 2 confrontations majeures :
- la guerre de 9 ans menée par le comte de Tyrone Hugh O'Neil et qui repoussera l’armée britannique entre 1594 et 1603
- l’invasion de l’est de l’île par Cromwell qui anéantira totalement le ville de Dublin et provoquera la fuite d’une grande partie des soldats irlandais en 1649.



Les revendications irlandaises se cristalliseront à travers les partis politiques nationalistes qui seront représentés au parlement de Westminster, mais en 1919 les députés du Sinn Féin (parti nationaliste irlandais) refusent d'aller à Londres et fondent le parlement de Dublin en proclamant l'indépendance de la Répblique d'Irlande avec l'élaboration d'une constitution : le Dàil Eireann.


Après avoir condamner cette sécession, le 24 Juin 1921 des négociations vont s'engager avec le premier ministre britannique et aboutiront à la partition de l’Irlande en 2, tous les comtés irlandais comptant une population protestante majoritaire resteront rattaché au Royaume-Unis.
Commence ainsi le conflit Nord-irlandais.
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La région va véritablement tombé dans la spirale de la violence à partir des années 70 et jusqu'à la fin des années 90. Ces 3 décénnies seront marquées par de nombreux attentats entre les 2 partis unionistes (protestants) et républicains (catholiques) ainsi que de nombreuses incompréhensions avec le gouvernement britannique (Bloody Sunday le 30 Janvier 1972 où les forces spéciales britanniques vont tuer 14 manifestants catholiques, enfermement de nombreux catholiques). L'Irlande du Nord était alors directement gérée par Londres et aucun contre-pouvoir n'existait dans les décisions concernant l'Ulster. La situation ne pouvait donc s'améliorer à cause de l'incompréhension mutuelle entre les 2 parties. A partir de 1994 l'IRA va commencer à cesser ces activités meurtières et une période moins tourmentée va suivre.
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Ce n'est que le 10 Avril 1998 qu'un accord de paix va être conclu entre le Sinn Féin (républicain) et le Parti unionniste démocrate. Cet accord aura de lourdes conséquences sur la vie politique nord-irlandaise ! En effet les 2 partis vont s'accorder pour gouverner ensemble au parlement de Belfast ! Ils ne répondront alors plus de leurs intérêts individuels mais des intérêts communs de la population. Mais il a fallu attendre 30 ans et 3000 morts pour que les extrémistes se rendent compte le conflit ne pouvait se résoudre d'une telle manière en constatant que les catholiques représentent 44% de la population et les protestants 53 !
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cartographie Le Monde Diplomatique : L'Irlande divisée
Après 10 ans de paix le constat reste positif, même si la mémoire reste à travers les inombrables fresques murales qui jalonnent Londonderry/Derry et Belfast. Les actes de violence ont fortement diminué cependant il ne faut pas oublier que les "murs de la paix" sont encore bien présent dans les villes nord-irlandaises et sont même plus nombreux qu'il y a 10 ans. La paix passerait donc par une ignorance mutuelle entre les 2 communautés ? Les rapports sociaux entre les habitants sont toujours marqués par l'appartenance religieuse et ethnique et de longues années seront nécessaires avant de voir une cohabitation harmonieuse entre protestants et catholiques.
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Quelques articles pour approfondir :
Ségrégation en Irlande du Nord Le Monde Diplomatique
Tourisme en Ulster Le Courrier International
Tourisme politique en Irlande du Nord Le Monde Diplomatique

9.3.08

Compte Rendu de la sortie Terrain sur les agricultures spécialisées

Sujets abordés : extension du maraîchage dans le Val nantais, la crise du vignoble (Muscadet), l’urbanisation des communes rurales de la seconde couronne de l’agglomération nantaise, les risques d’inondation.

Le val nantais est une région à la géologie complexe et aux influences multiples qui ont forgés des sociétés et des structures agraires particulières et différenciées. Le val nantais est unes zone de contact entre les influences bretonnes, vendéennes et ligériennes qui marquent les paysages et le bâtit de cet espace.

Histoire : l’implantation de l’agriculture dans le pays nantais, 2 espaces, 2 sociétés
La plaine alluviale basse (3-8 mètres d’altitude) fut la plus anciennement peuplée. Située entre la Loire et les coteaux, ses habitants, les vallias, formaient une petite paysannerie propriétaire qui cultivaient déjà des légumes, du tabac, des céréales dans un but commercial. Dés les récoltes, les paysans vendaient leurs productions sur les places nantaises s’assurant un apport d’argent régulier. La construction navale à Nantes formait également un débouché à la culture du chanvre. Les habitants de la vallée étaient donc des paysans-marchands modernes qui se déplaçaient souvent pour vendre leur production. Cette structure agraire se traduisait par un morcellement très important de la plaine en exploitations d’environs 4 ha par famille. Les formes d’habitat étaient denses avec une grande imbrication des maisons et bâtiment agricoles des différentes exploitations et se traduit toujours par la présence de petits villages dans toute la vallée. L’utilisation de la tuile en Sud-Loire montre les influences poitevines sur les constructions de l’époque. Les toits d’ardoise étaient réservés à la classe bourgeoise qui habitaient des maisons sur cave ou sur levé encore visible pour se protéger des inondations. On remarque également l’influence architecturale ligérienne avec les encadrements d’ouvertures en tuffeau.
Les plateaux (40-50m d’altitude) formés de landes furent défrichés au Moyen-Âge pour les cultures. Ils appartenaient à des châtelains (13 à la Chapelle Basse Mer) qui louaient leur terre à des fermiers et des métayers. La situation des paysans du plateau était donc beaucoup moins enviable que celle de la vallée. Ils étaient sous la dépendance de leur propriétaire et l’élevage ne leur apportait de l’argent que saisonnièrement. Les exploitations étaient plus vastes (10-20 ha) et les bâtiments se trouvaient au centre de l’exploitation formant un habitat très dispersé.

Ces 2 sociétés voisines se côtoyaient peu et cela se traduit toujours par des oppositions politiques.











les cultures maraîchères vues du coteau de l'Epine







Dans les années 60, la modernisation de l’agriculture va bouleversée le paysage du Val Nantais.
Les spécialisations maraîchères vont s’installer dans la plaine et le plateau va se couvrir de vignes.
La plaine alluviale reste un milieu fragile soumis aux inondations. La construction d’une digue va avoir pour but de protéger les cultures contre les crues de la Loire. Les premiers acteurs de l’aménagement de la vallée seront les propriétaires fonciers qui créeront un syndicat pour le drainage de la vallée et la construction de la digue. La digue sera payée au 2/3 par les propriétaires, le reste incombant aux collectivités. Mais sa lente dégradation va pousser le conseil général à l’acquérir en 1987, il dépensera 20 millions € pour sa restauration.
De la fin de la 2ème Guerre Mondiale aux années 80, les acteurs étaient les maraîchers eux-mêmes qui œuvraient à l’assèchement de la plaine et à son irrigation. Ils vont ainsi fonder une coopérative pour soutenir les ventes de leur production sur le marché. Aujourd’hui les acteurs de l’aménagement sont les collectivités territoriales qui s’occupent de la gestion de l’eau et des nouveaux problèmes d’urbanisation.
Avant les années 90 les productions étaient assez variées et comportaient 6-7 légumes. La crise de la carotte nantaise devant la concurrence landaise (exploitations beaucoup plus grandes adaptées à la mécanisation) va favoriser l’agrandissement des parcelles et la spécialisation. La modernisation de l’agriculture va s’accompagner de la mécanisation en 1990 et de l’artificialisation du milieu avec les serres. Le maraîchage employait jusqu’à Une personne par hectare soit la moitié de la population des communes de la vallée en 1962. Le maraîchage est constitué de 2 types de cultures, le maraîchage sous serre pour la tomate, le concombre et le maraîchage de plein champ pour la mâche, le poireau, le radis.
La mâche va constituer un déboucher intéressant grâce à la croissance de sa consommation (multiplié par 6 en une dizaine d’année). Elle n’a pas d’exigence pédologique particulière contrairement aux légumes-racines (carotte, poireau…) qui ont besoin d’une terre profonde, chaude et légère. La mâche peut pousser sur 2 cm de sable (60 tonnes de sable par hectare !) et demande peu d’eau. Cette culture peut se pratiquer en hors-sol sur une dalle de béton et peut donc s’installer sur le plateau. Le plateau offre d’ailleurs l’avantage de parcelles beaucoup plus grandes. Le Val Nantais produit aujourd’hui 90% de la mâche française.
Pour 30 000 tonnes de : mâche : 3000 ha de surface
poireau : 700 ha
tomate : 75 ha

L’enjeu de la digue aujourd’hui
L’urbanisation croissante de la plaine pose la question de la sécurité des populations vis-à-vis des inondations. La digue de la Divatte a été construite entre 1846 et 1856 pour protéger les cultures et non les populations, ce qui est différent ! Autrefois les habitants les parties les plus élevées de la plaine, c'est-à-dire l’espace jouxtant la digue paradoxalement le plus proche de la Loire ! Cette bande se situe à 7-8 mètres d’altitudes tandis que le pied du coteau n’est que de 4-5 mètres !
La crue de référence est celle de 1910 où la cote avait atteint 9,40 mètres (échelle de la Pierre Percée) et 8,60 mètres en plaine.
Deux phénomènes peuvent provoquer l’inondation de la plaine :
- la rupture de la digue comme en 1856 et 1910.
- la résurgence d’une nappe d’eau dans les espaces les plus bas de la plaine (1936).

La crue de 1982 avait le même débit qu’en 1910, pourtant l’eau a atteint 1,40 mètres de moins qu’en 1910. Cette différence est due à l’encaissement du lit mineur de la Loire.
- Pendant 30 ans les hommes ont prélevé des quantités phénoménales de sable : l’équivalant de 4 siècles de sédimentations. Ce sable a servi à la construction et à l’agriculture, il est aujourd’hui prélevé sur la côte.
- De plus on a surcreusé le lit de la Loire pour le passage de bateaux toujours plus volumineux au niveau du port de Nantes à Montoir.
- La sédimentation étant toujours aussi importante on a cherché un moyen « naturel » de nettoyer le lit de la Loire en augmentant son débit. Des seuils rocheux ont été dynamités pour faciliter l’écoulement du fleuve.
- Le fleuve est également endigué sur une grande partie de son cours.
Ses aménagements parfois irraisonnés ont eu de lourdes conséquences sur le Fleuve :
- On a observé une érosion croissante des berges, les îles de la Loire disparaissaient, les plages ont disparu, l’affouillement des digues, des pieds de pont est généralisé (écroulement d’un pont à Tours). Pour faire face à l’érosion on a enroché une grande partie des berges et des îles mais ces aménagements restent fragiles.
- La marée se fait sentir jusqu’à Ancenis, l’eau de mer perturbe l’écosystème de la Loire et a posé des problèmes d’approvisionnement en eau potable de la ville de Nantes, le prélèvement s’effectue maintenant à Mauves-sur-Loire, plus en amont.

Le Plan de Prévention des Risques (PPR) voté en 1995 mais appliqué en 2001 cristallise les contradictions d’intérêts collectifs ou individuels. L’enjeu foncier reste très important pour certaines communes. A Saint-Julien-de-Concelles, l’arrivé du PPR à vu suivre une frénésie de construction et de réaménagement de parcelles avec la Loi SRU (Solidarité Renouvellement Urbain) avec un redécoupage permettant de construire plus de maisons. Les normes urbanistiques ne sont pas adaptées au milieu. Le PPR oblige la construction d’un étage par construction pour s’abriter en cas de crue. Cette disposition semble pertinente en région méditerranéenne lors de crue éclaire mais est totalement dépassé pour les lentes crues océaniques ! Depuis 2003, les constructions portant des plaquettes sur la mémoire des crues ont l’obligation de les conserver.

L’urbanisation de la seconde couronne périurbaine de Nantes
La ville de Nantes a toujours eu un développement déséquilibré entre les deux rives de la Loire. Le deuxième pont sur la Loire (pont de Pirmil) ne fut construit qu’en 1966. Le sud de la Loire était surtout voué à l’agriculture et comptait un réseau dense de petits bourgs. Les bords de Loire furent dans les années 60 un lieu apprécier par les citadins en fin de semaine comme le signal les nombreuses maisons de vacances le long de la Digue de la Divatte (elles portent des noms). Les villages étaient animés par les bars, restaurants et guinguettes en bord de plage sur la Loire. Aujourd’hui l’accroissement des mobilités à favoriser le développement de la côte Atlantique toute proche et les bords de Loire ont perdus leur animation. De nouveaux aménagement dans les années 80 ont permis de se réapproprier les bords de Loire notamment à la Chapelle-Basse-Mer. Le village de La Pierre Percée accueil des espaces verts et un petit port de plaisance ainsi que les fêtes communales.
Le phénomène de périurbanisation commença à affecter l’agglomération dés 1975 avec le développement des villes de Rezé, Saint-Sébastien ou Basse-Goulaine. Les constructions de ponts successives ont alors accompagné le développement de l’urbanisation au Sud de la Loire. La croissance de l’urbanisation fut vraiment explosive à partir de 1998 en particulier dans les communes rurales de la couronne périurbaine. Les communes sont passées de 3000 habitants à 5 voir 6000. Ces extensions urbaines se composent presque exclusivement de maisons individuelles, ce qui modifie totalement la structure traditionnelle des villages au bâtit groupé. L’habitat dense des villages est conservé et souvent rénové mais ne correspond pas toujours aux aspirations des citadins voulant un vaste espace autour duquel ils y érigeraient leur maison. Les quartiers de maison individuelle se sont donc développés aux dépens de l’agriculture. La commune de la Chapelle-Heulin à modifier son Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour rassembler les parcelles constructibles et limiter l’urbanisation sauvage des villages alentours pour concentrer les constructions.

La crise de la viticulture : cas d’une exploitation de la Chapelle-Heulin au cœur du domaine viticolele vignoble et le marais de Goulaine


Le vignoble Nantais s’étend au Sud de l’agglomération et se singularise par la production de Muscadet sur 11 500 ha aujourd’hui avec 800 viticulteurs. Cet espace constitue la plus grande appellation de France.
On compte 8 siège s’exploitation agricole dans la commune, toutes sont viticoles. L’exploitant est associé à un groupement d’exploitation agricole, le domaine initial était de 12 ha agrandi par la suite à 25 ha. Le nombre d’exploitant a diminué régulièrement ce qui a permis l’agrandissement des exploitations. La viticulture est une activité fragile fortement liée aux aléas climatiques et à la conjoncture économique. Dans les années 80 l’augmentation de la consommation a provoqué la hausse des prix de vente : le Muscadet qui valait 1250 Francs/barrique (unité encore utilisé en viticulture) en 1985 est monté à 2800 F/b en 1991 ! La surproduction dans la décennie 90 a nettement inversé la tendance où les prix ont chuté à 1500 F/b. En 2007 les prix de vente sont de 1750 F/b mais les coûts de production s’élèvent à 2000 F/b, les exploitants vendent donc à perte. Un certain nombre de producteurs ont fait faillite et les exploitants procèdent maintenant à l’arrachage de la vigne. En 1990 le vignoble nantais a atteint 13 000 ha et le plan de restriction décida de l’arrachage de 3000 ha (1 500 ha arraché actuellement).
Les viticulteurs ne travaillent pas seul en total autonomie, ils sont obligés d’intégré des associations pour trouver des acheteurs et faire connaître leur production. Les viticulteurs adoptent aujourd’hui différentes stratégies pour vendre leur production. Beaucoup font le pari de la qualité pour atteindre de nouveaux marchés en adoptant des chartes de qualité : Agriculture Raisonnée, Agriculture Biologique, Agriculture Biodynamique (en fonction de la position des astres, Label Demeter)… Les exploitants souhaitent de plus en plus adopter les traitements phytosanitaires en fonction des besoins et non plus en fonction de la norme. L’association Terra Vitis regroupe des vignerons de toute la France autour d’une charte favorisant une viticulture raisonnée (10% des exploitations du vignoble nantais). Les viticulteurs ont de plus en plus de mal à amortir les coûts de leur exploitation et se regroupent en Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC), une véritable société qui organise le travail. La Coopérative d’Utilisation du Matériel Agricole (CUMA) permet également de limiter les coûts avec la mise en commun du matériel de production.


Schéma de synthèse


Le Val Nantais sur Google maps